8 astuces pour faire de plus belles photos !

Dans la continuité de mon article précédent dans lequel je donnais 10 conseils essentiels pour photographes débutants, je vous propose de découvrir quelques points clés qui vous permettront d’améliorer la qualité de vos photographies numériques tout en prenant de bonnes habitudes dans l’utilisation de votre appareil que ce soit un reflex, un hybride ou encore un compact.

Je rappelle que cet article s’adresse principalement aux débutants en photographie mais certains utilisateurs plus avertis trouveront également ici quelques pistes de réflexion sur leur propre pratique…

1. N’utilisez jamais le flash intégré de votre appareil

Si vous souhaitez améliorer considérablement la qualité de vos photographies, voici un point crucial qu’il va falloir mettre en pratique le plus rapidement possible.

L’utilisation du flash intégré est très souvent effectuée de manière systématique à cause du mode “Auto” de votre boîtier. Si l’appareil détecte trop peu de lumière il déclenche automatiquement l’utilisation de ce flash, ce qui a pour effet d’éclairer la scène, mais bien souvent le sujet se retrouve “surexposé” et la photo finale aplatie.

Voici un exemple d’une photo avec flash et la même sans flash.

Gauche avec flash / Droite sans flash

 

N’hésitez donc pas à désactiver la fonction “flash” à l’aide des menus de configuration de votre appareil ou via la touche dédiée à cet effet !

Vous pouvez néanmoins utiliser un flash “externe” de type Cobra si vous en possédez un, les résultats sont souvent bien meilleurs, mais encore faudra-t’il apprendre à s’en servir ! Vous pouvez à l’aide de ce flash mieux diriger la lumière (vers un plafond blanc pour bénéficier du rebond de la lumière par exemple) et aussi mieux gérer la puissance du flash en fonction de votre focale (plus ou moins de zoom).

Sachez enfin que dans les gammes d’appareils photos dits “professionnels”, vous savez, ceux qui ont un prix suffisamment exorbitant pour vous décourager à l’achat, et bien ces appareils si perfectionnés soient-ils, ne possèdent en général jamais de flash intégré ! Pourquoi selon-vous ?

Abandonnez donc l’utilisation de ce flash et compensez plutôt par un objectif plus lumineux (Ouverture 2.8, 2, 1.8 ou encore mieux 1.4) ou baissez la vitesse de prise de vue (pas en dessous 1/60s) si vous voulez qu’elles soient nettes !

2. Arrêtez d’utiliser le “Mode Auto”

Tous les appareils photos d’entrée de gamme possèdent un Mode A “Auto”et c’est généralement celui-ci que tous les novices emploient pour faire leurs photographies. Alors, même si dans certains cas ce mode possède de nombreux avantages puisque qu’il permet au boîtier de sélectionner à votre place les meilleurs réglages en fonction des conditions de prise de vue, il vous limite également énormément en créativité !

Molette des modes que l’on peut trouver sur les appareils reflex

 

Sans passer au Mode M “Tout Manuel”, les appareils actuels (reflex, hybrides, bridges) possèdent plusieurs autres modes de fonctionnement, souvent appelé P (Programme), S(Priorité Vitesse) et A(Priorité Ouverture).

Le Mode P vous permet de laisser le boîtier choisir les meilleurs réglages vitesse/ouverture comme le mode Automatique, mais contrairement à ce dernier, il vous permettra tout de même de pouvoir intervenir sur un des paramètres (vitesse et/ou ouverture) afin d’adapter les paramètres prédéfinis par l’appareil à vos attentes ! C’est un très bon mode pour débuter en photographie sans passer directement par les autres modes.

Le Mode S vous permet de choisir la vitesse de déclenchement et de laisser le boîtier choisir l’ouverture en fonction ! (Mode adapté au Sport il est souvent nommé le mode “Sport”)

Le Mode A au contraire permet de fixer l’ouverture désirée et laisse le boîtier adapter la vitesse afin d’avoir une photo correctement exposée. Ce mode vous permet notamment de travailler sur la profondeur de champ (Partie plus ou moins floue derrière votre sujet)

Le Mode M pour les plus aguerris d’entre vous, vous permettra de choisir la vitesse ET l’ouverture vous même et ne vous aidera pas pour cela ! À utiliser donc si vous vous sentez à l’aise avec ces réglages, bien que paraissant compliqué au début, ce mode est aussi le plus “formateur” selon moi !

Mode M / f6.3 / 30 secondes d’exposition

 

Bref, je ne peux que vous conseiller donc de vous familiariser avec tous ces modes qui vous feront gagner en créativité et surtout apporteront une touche plus “pro” à vos photos.

3. Fini le format Jpg, passez au format Raw

À partir de la gamme experts d’appareils photos compacts et bridges et jusqu’au reflex en passant par les appareils hybrides, tous ces appareils ont la capacité d’enregistrer les photographies sur la carte mémoire dans deux formats, le Jpg et le Raw.

Si vous connaissez tous le Jpg, pratique, léger et dont la qualité peut-être plus que correcte s’il est bien compressé, il pêche en revanche par ses capacités à être modifié après avoir été enregistré ! Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il a été compressé et du coup l’image a perdu beaucoup de détails au profit de la compression !

Si vous souhaitez pouvoir améliorer vos photos en “Post-Production” après la prise de vue à l’aide de logiciels de retouche photo, il est indispensable de choisir le format RAW pour l’enregistrement de vos photos sur votre carte mémoire. Le format RAW est un format non compressé qui conserve donc un maximum d’informations dans vos photos, cela dit son gros point noir, et on s’en doute puisqu’il n’est pas compressé, est bien entendu son poids.

Attention donc à plusieurs choses avec le format RAW :

  • Votre carte mémoire va se remplir plus vite et vous ferez moins de photos avec la même capacité de carte mémoire !
  • Un logiciel permettant de “dé-rawtiser” votre fichier sera indispensablepour pouvoir l’ouvrir et le retravailler sur votre ordinateur.

4. Maîtrisez les ISOs (la sensibilité)

À l’époque de la photographie argentique, cette sensibilité était fixe pour une pellicule donnée, on l’appelait alors plutôt ASA ! Elle déterminait la sensibilité du film argentique que vous chargiez dans votre appareil photo, et elle était valable pour toutes les photos prises avec ce film !

Si vous preniez des photos plutôt de jour, en plein soleil ou dans des endroits correctement éclairés alors une sensibilité de 50 voir 100 ASA était suffisante, au contraire, dans des endroits sombres voir pour des prises de vues de nuit, mieux valait privilégier des sensibilités supérieures comme 200 ou 400 ASA et jusqu’à 3200 ASA !

Depuis l’avènement des appareils photos modernes dits “numériques” que vous utilisez aujourd’hui tous, cette notion de sensibilité aurait donc dû disparaître puisque nous n’utilisons plus de films argentiques mais un capteur électronique, et bien non, la sensibilité est toujours présente et vous pouvez la changer à chaque prise de vue. Le capteur modifie son mode de fonctionnement : il ne devient pas plus sensible mais il amplifie le signal de sortie. C’est cette amplification qui crée des parasites, que l’on appelle “bruit”, dans l’image lorsque vous montez trop haut et que le capteur de votre appareil supporte mal cette montée.

Avec les appareils professionnels actuels on peut monter à plus de 100 000 ISO, la gamme d’appareils grands publics quant à elle se limite plus à des sensibilités comme 6400 voir 12800 iso, au-dessus c’est très souvent très bruité donc peu exploitable !

Fujifilm X-T1 / 3200 Isos

 

Alors lorsque l’environnement devient trop sombre pour prendre une photo avec une vitesse raisonnablement basse (1/60s minimum pour des photos nettes) et bien augmentez vos réglages d’ISO si votre appareil le permet et le gère convenablement. À vous de déterminer le ratio Vitesse/Bruit dans l’image en fonction de votre appareil photo.

Pour info sur mon propre appareil hybride, un Fujifilm X-T1, je me permets de monter jusqu’à 6400 isos sans perdre en qualité d’image à cause du bruit généré, mais chaque capteur réagit différemment, à vous donc de tester et déterminer cette limite afin que vos photos n’en sortent pas non plus totalement bruitées.

5. Faites attention à la balance des blancs

Même si elle peut facilement être modifiée en “post-production” grâce au format RAW dont on a parlé précédemment, c’est toujours important de bien sélectionner le mode adéquate (soleil, nuageux, ombre, flurorescent, tungstène…) en fonction de l’éclairage de l’environnement au moment de la prise de vue.

Cela dit, les appareils actuels gèrent assez bien ce paramètre de manière automatique, à voir donc au cas par cas en fonction de votre appareil !

6. Utilisez le bon objectif

Sans aucun doute l’un des points les plus importants en photographie et qui améliorera beaucoup la qualité de vos photographies : Utilisez un objectif adapté à chaque pratique ! En effet dans la photographie on retrouve plusieurs disciplines différentes : le portrait, le paysage, l’animalier, la macro, la photo de rue, le sport etc… et à chacune de ces pratiques correspond un objectif avec une focale “adaptée” ! Ce n’est bien sûr pas une obligation, mais les résultats n’en seront que meilleurs si vous utilisez le bon objectif pour le style de photo que vous pratiquez !

Si vous êtes “Garde forestier” de profession et que vous avez besoin de parcourir des chemins tortueux de forêt vous n’allez pas utiliser un véhicule grand public pour effectuer ces trajets, mais plutôt vous tourner vers un véhicule 4 x4 plus adapté à vos déplacements !

Lorsqu’on débute en photographie, on recherche souvent à être le plus polyvalent possible, ne connaissant pas encore ce qui sera notre pratique favorite et c’est ce que les fabricants ont compris depuis longtemps, c’est pourquoi les appareils que vous achetez sont souvent proposés en kit avec des objectifs de type zoom, comme un 18–55mm par exemple, qui vont vous permettre de faire autant des photographies “grand angle” à 18mm que de zoomer pour du portrait jusqu’à 55mm. Cependant, si le gros avantage de ces optiques c’est leur polyvalence, cela bride également votre créativité et la qualité des photos ainsi obtenues. En effet ces optiques sont souvent très peu lumineuses, elles ouvrent dans la plupart des cas au maximum à 3.5 et dès que vous allez “zoomer” un petit peu elles vont vite fermer et du coup limiter votre utilisation, notamment en cas de faible éclairage !

La solution dans ce cas, c’est d‘acquérir des optiques adaptées à votre pratique photographique.

J’ai moi-même commencé avec un 18–55mm monté sur un nikon d40 à mes débuts, j’ai ensuite acheté un Nikkor 50mm 1.8d pour essayer une focale fixe et lumineuse ! L’avantage de cette optique c’est qu’elle est très économique et très lumineuse, elle permet donc de créer des fonds flous (bokeh) très sympa et si on ferme un petit peu le diaphragme jusqu’à f4 on obtient de superbes photos très nettes ! Idéale donc pour du portrait !

Nikkor 50mm f1.8d

 

J’ai gardé cette optique pendant 6 ans jusqu’à mon récent passage chezFujifilm et si je devais vous conseiller une optique à posséder, notamment pour un premier achat, c’est sans doute celle-ci que je conseillerai !

Si votre pratique est plutôt les photographies de paysage, préférez alors des optiques “grand-angle” ou “ultra grand-angle”, allant de 8mm (fisheye) à 16mm maximum, cela vous donnera un format plus large et sublimera vos paysages.

Dans mon cas et toujours par souci d’économie, j’ai fais le choix il y a quelques années d’acquérir un 14mm de marque Samyang ! Peu onéreux, cet objectif est plutôt lumineux (f2.8) et surtout il est connu pour une qualité optique exceptionnelle sans trop de déformations ! Le désavantage de cette optique c’est qu’elle est totalement manuelle (sauf version AE bénéficiant d’une aide à la mise au point sur certains boîtiers reflex), il vous faudra donc régler l’ouverture et faire la mise au point vous même ! Cela dit pour du paysage qui ne requiert pas de réactivité particulière, personnellement cela me convient amplement ! J’utilise donc l’hyperfocale (mise au point à l’infini) je règle mon ouverture et roule…

Je continue encore à utiliser cette optique pour du paysage sur mon Fuji via une bague d’adaptation Nikon-Fuji et il me satisfait toujours autant !
Si je dois changer au jour, je pense prendre la version monture Fuji duSamyang 12mm, plus petit et léger, mais ce sera pour plus tard…

Samyang 14mm

Pentacon 135mm f2.8

Si les moyens vous manquent et que vous aimeriez accéder à des focales trop chères pour votre portefeuille, vous pouvez aussi vous tourner vers des anciennes optiques de l’époque de l’argentique en monture M42 par exemple ! On trouve encore beaucoup de ces optiques sur le marché (leboncoin) et elles sont pour certaines de très bonne qualité ! Il vous faudra simplement trouver une bague d’adaptation afin de pouvoir la monter sur votre boîtier !

Par exemple voici une photo prise avec un Pentacon 135mm f2.8 acheté seulement 25 euros !

Il est donc important de souligner que si les optiques sont plutôt onéreuses, il existe toujours des solutions à bas coût pour s’équiper au mieux, quitte à faire quelques concessions, notamment sur les automatismes !

Retenez enfin qu’il vaudra toujours mieux utiliser une optique adaptée à son utilisation plutôt qu’une optique polyvalente sauf si votre utilisation requiert de la polyvalence bien sûr 😉

7. Changez de point de vue

Rien de plus classique qu’une photographie prise debout l’appareil collé à son œil du haut de ses 1,70m ! Cette photo sera le reflet d’une vision banale que tout le monde a d’un objet, d’un lieu etc…

Pour développer votre créativité essayez plutôt de poser votre appareil au sol, de prendre des photographies depuis un point haut parallèlement au sol, jouez avec les perspectives, penchez votre appareil pour suivre certaines lignes droites présente dans votre composition etc…

Bref, cassez ces habitudes de photographe classique et faites des photographies originales que personne n’aura faite avant vous !

8. Équipez-vous d’un “vrai” logiciel pour développer vos photos !

Si vous suivez mon conseil n°3 ci-dessus et que vous prenez vos photos au format RAW, il vous faut alors trouver un logiciel qui vous permettre de “développer” vos clichés ! En effet le format RAW est un format brut, sans compression et demande d’être “révélé” à la manière des films argentiques de l’époque pour donner à votre photo le meilleur rendu possible !

Parmi les logiciels connus de tous, on pourrait citer le couplePhotoshop/Camera Raw ou encore plus accessible le logiciel Lightroom, mais si ces logiciels sont les plus populaires, ils sont aussi payants et donc réservés à ceux qui pourront se le permettre (les pros bien souvent) !

En logiciel tiers, libre et gratuit, je conseillerai Rawtherapee, compatible avec Windows, Mac Os X et Linux ! Pour l’avoir utilisé quelques temps, je peux vous dire que ce logiciel est réellement très complet et permet de développer ses raw de manière aussi efficace que ces équivalents payants !

Rawtherapee
 

Pour effectuer des retouches photos, vous pouvez vous tourner vers Gimp, logiciel également libre et gratuit, ou si vous êtes sur Mac, le récent logicielAffinity Photo fait pas mal parlé de lui ces derniers temps et reste accessible financièrement.

Conclusion

J’espère que ces quelques astuces vous auront été utiles pour améliorer vos photographies, je vous rappelle mon premier article qui pourrait également vous intéresser : 10 conseils essentiels pour photographes débutants.

Je précise que toutes les photographies présentes dans cet article ont été réalisées par mes soins.
Elles ne sont donc pas libres de droits.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *